05 février 2010
Lavettes Econo-écolo-gistiques...
Pour remplacer les éponges qui finissent par sentir très mauvais ou par se déliter si on les lave avec des détergents trop agressifs (lessive ou pire … javel !…) je fabrique mes propres lavettes avec de la récup de détricotages ou des fins de pelotes en acrylique ou autre synthétique et un crochet n° 4 ou 5 (si le fil est trop fin, je le double pour le crocheter )
En effet la « laine » acrylique est composée de micro-filaments (microfibres …) qui agissent exactement comme les lingettes microfibres qui sont vendues parfois très cher (si on veut de la qualité ) depuis les années 80.
Mes lavettes maison me permettent d’en faire de toutes les couleurs et de toutes les formes , cependant la forme que je préfère est la ronde pour une question de prise en main .
On peut donc s’en servir mouillé ou à sec : pour faire la vaisselle à la main, (ne raye pas les verres !... et les rend brillants ) nettoyer le plan de travail, la plaque de cuisson, le four (porte et intérieur ) les meubles, les vitres, les écrans, les sanitaires, la voiture (intérieur, extérieur ) etc. …
pour ma part, j’en ai plusieurs suivant les utilisations (par exemple je ne nettoie pas mes vitres avec celle qui m’a servi à nettoyer la voiture …)
On peut s’en servir pour la toilette à la place des « petites fleurs » en filet plastique : même effet nettoyant tout en étant très doux, et je leur trouve une meilleure prise en main – mais on peut en fabriquer en forme de gant de toilette (dans lequel on peut glisser une savonnette au départ et la retirer quand on a finit de se savonner ) ou en forme de moufles comme les gants de crin .
L’avantage est le coût négligeable des pelotes de laine synthétique (actuellement , on trouve des pelotes de 50 g de laine 100% acrylique à moins de 1 euro) ou encore mieux … de la récup de détricotages ou des fonds de pelotes .
D'autres avantages sont , comme pour les lavettes du commerce en microfibres, leur douceur et leur efficacité mais surtout la facilité pour les nettoyer après chaque usage avec simplement de l’eau légèrement chaude (pas bouillante !…) et éventuellement un peu de savon si on a nettoyé quelque chose de très gras .
Je les rince en plus avec le mélange : vinaigre + bicarbonate de soude , et elles sont ainsi désinfectées et désodorisées (quotidiennement pour la toilette ) .
J’utilise également ce mélange pour les autres utilisations, mais moins souvent et bien sûr je les passe régulièrement au lave linge à 40°.
Pour les fabriquer, je vous livre mon petit tuto très simple (mais il existe bien d’autres manières de les faire : d’après une amie, au Japon, elles sont souvent tricotées en double pour avoir plus d’épaisseur )
Fournitures pour une lavette de 10 à 12 cm de diamètre :
5 g de laine 100% acrylique en une ou plusieurs couleurs (avec une pelote de 50g on peut faire 9 ou 10 lavettes !…)
Un crochet (n° 3 à 5 suivant la grosseur de la laine , mais il faut que l’ouvrage soit crocheté assez serré)
Faire une chaînette de 4 mailles en l’air (ml)
Fermer avec une maille coulée (mc)
1er rang :
Faire 3 ml, Crocheter 12 brides (br) dans le rond formé par les mailles en l’air (ml). Fermer avec une mc.
2eme rang : Changer éventuellement de couleur de fil .
Faire 3 ml .Crocheter 2 br dans chaque br du cercle précédent . Fermer avec un mc.
3eme rang :
Faire 3 ml , continuer à faire des br en augmentant 1 maille sur 2
4e rang :
continuer à faire des br en augmentant 1 maille sur 3
5e rang : faire des coquilles pleines : (changer éventuellement de couleur)
1 ms, * sauter 1 m , 1 demi br, 2 br, 1 demi br , sauter 1 m, 1ms (reprendre à * ). Fermer avec une mc.
Faire une anse : avec le reste du fil crocheter 7 ml , sauter 4 m, accrocher la 7eme ml dans le dernier rang avec une ms , puis crocheter sur les 7 ml une douzaine de ms pour renforcer l’anse et arrêter en faisant une ms dans le dernier rang.
Il est bien entendu possible de crocheter avec des rangs de demi-brides ou même de mailles serrées si on veut des lavettes très très solides (pour les gros nettoyages )
Dans ce cas, les augmentations seront un peu différentes et le nombre de tour également .
Le tout est d’arriver au diamètre que l’on désire
J'en ai fait pour toutes les occasions (Noël, Halloween etc ...) et un peu pour toute la famille .
Bien entendu, je fais d'autres formes, histoire de ne pas toujours tourner en rond ...
05 janvier 2010
Outils tout en carton
Voici quelques uns des outils en carton que je me suis fabriquée au fil des ans, dans un souci d'écologie ...
En plus, à l'heure du grand "n'importe quoi" sous prétexte de réchauffement climatique... je suis "tendance" , et ça ne me coûte pas un kopek ni une taxe ... "car, bonne" je suis ... à tout faire !...
Pour commencer, le classique appareil à pompons que tout le monde a plus ou moins utilisé étant jeune, qui existe donc en plastique ... Beurkkkkk ! .
Donc découper un rond en carton fort , style chutes de carton d'encadrement ou récup de boites costaudes (pas de carton ondulé ...) , faire un cercle intérieur découpé également et une fente plus ou moins large pour passer le fil (plus facile que d'utiliser des enfilées d'aiguille dans un cercle fermé !...)
Bien entendu il est possible de le faire plus ou moins grand selon la grosseur du pompon voulu.

Ensuite, l'appareil à fleurs (nommé joliment Daisy Loom ou Flower Loom dans les pays anglophones) toujours découpé dans du carton fort avec des crans qui remplacent les plots des appareils plastiques . 
On peut ajouter une deuxième série de crans entre le centre et l'extérieur pour faire la petite fleur qu'on peut parfois mettre au milieu de la grande ... ou faire un autre carton plus petit .
On peut terminer, soit en brodant, soit en mettant un bouton au milieu
Il est bien entendu possible de faire toutes les formes de fleurs que l'on veut : carré, triangle, hexagonal etc ...
Bon le carré que je mets ici est un peu raté car je ne retrouve plus ceux que j'avais dans le temps , mais c'est le même principe ...


Enfin un outil pour faire les ébouriffés (genre de fourrure folle très en vogue dans les seventies !...) que je me suis amusée à reproduire en carton (ayant encore une fois paumé l'original en métal dans mon capharnaüm !...) et que j'ai testé aujourd'hui avec mon amie et complice bricoleuse-curieuse habituelle que je ne nommerai pas, mais qui se reconnaitra (si tu me lis D... je t'embrasse !...)
et me voici en plein travail (enfin, mes mains rhumatisantes en plein travail ...)
01 janvier 2010
Bonne Année 2010 !
11 décembre 2009
petits tissages carrés sur Loomette
A la demande "générale" ... de deux amies ... (ben quoi ? j'ai pas beaucoup d'amies ... que ça intéresse !!!) voici donc les explications (tuto revisité ) pour tisser sur des petits métiers à clous appelés " Loomette" à l'origine (dans les années 1930 ) et rebaptisés "weavette" par une autre marque dans les années 70 avec un léger changement dans la disposition des clous qui n'apporte à mon avis pas grand chose, à part ... limiter la variété des points possibles ... (il fallait bien modifier quelque chose pour respecter le dépôt de brevet de la Loomette !...)
Pour fabriquer vous-même une Loomette il faut :
un cadre de bois (dans l'exemple qui suit, il fait 14,5 x 14,5cm extérieur et 11 x 11cm intérieur )
92 clous sans tête
une grande aiguille de 16 cm
Dans la loomette les clous sont disposés de façon régulière tous les 5mm en laissant les angles libres sur 5 mm également .
Le nombre de clous sur chaque côté doit être un multiple de 3 - 1 .
Par ex : 3 x 8 = 24 - 1 = 23
ce qui donne un métier dont les carrés feront environ 12 cm de côté suivant la grosseur et l'élasticité de la laine ou du fil utilisé .
Le métier peut être plus petit ou plus grand suivant son choix , mais toujours respecter l'écartement entre les clous ( sauf si on veut travailler avec de très grosses laines ou des chiffons, auquel cas, on peut aller jusqu'à un espacement de 1 cm entre les clous )
Il peut également ne pas être carré, mais rectangulaire en respectant toujours le rapport du nombre de clous (une autre solution consiste à fabriquer une barre transversale amovible, à poser dans le carré pour faire du tissage rectangle ... )
Pour en revenir aux explications de base :
les 2 premières figures montrent comment entourer le fil autour de 2 clous amener le fil sur le côté opposé et tourner autour de 2 clous revenir etc ...
pour les 3 premiers passages sans aiguilles prendre le fil directement de la pelote :
le premier passage est vertical, le 2eme à la perpendiculaire et le 3eme de nouveau vertical mais décalé sur les clous par rapport au premier passage .
la figure 3 montre comment mesurer la longueur de fil qu'il sera nécessaire d'enfiler sur l'aiguille pour finir le tissage en faisant les dessus-dessous : il faut autant de longueur de fil que le nombre de clous multiplié par la longueur de chaque côté ... soit
pour le métier à 23 clous dont chaque côté fait 11,5cm
23 x 11,5 = 2 m 65 ... plus de quoi enfiler l'aiguille soit environ 2m 80
Ensuite, pour faire le tissage, enfiler le fil mesuré précédemment sur une grande aiguille, et entourer le 1er clou (en w ) en passant l'aiguille au-dessus les fils inférieurs et en-dessous les fils supérieurs ... entre chaque rang de fil du premier passage.
Le tissage se bloque automatiquement entre chaque rang .
Attention de bien commencer le premier rang dans le bon sens et de bien finir le dernier rang , pour que le tissage ne se défasse pas quand on retire le tout à la fin .
Cette méthode donne un tissage au point de toile .
Pour commencer à faire des variations avec le point de toile, on peut utiliser des fils de couleurs différentes :
Par ex. les 1er et 3eme passage d’une couleur et les 2eme et 4eme passage d’une autre .
Ou tout autre combinaison, y compris utiliser un fil à couleurs variées ou multicolores.
Exemples de tissages que j'ai réalisés avec cette méthode :
Je ferais un prochain article sur les divers points que l'on peut obtenir avec ces petits métiers ainsi que sur les variations de tissage en triangle .
29 novembre 2009
Teintures
pour en voir de toutes les couleurs les jours de grisaille ...
Dans le détail :
Un mélange de Mérinos et soie teint dans des bains de phytolaque froid : laissé tremper 24 h, 3 jours et 10 jours : plus la fibre trempe longtemps, plus elle prend la couleur et la garde au rinçage .
J'aime bien la teinte intermédiaire obtenue à 5 jours - je ne sais pas si les marbrures sont dues à un défaut du mouillage préalable ou à la durée de trempage dans le bain de phytolaque ?...
Ensuite toujours ce mélange (j'en avais 1 kg et ne voulais pas le filer tout en naturel ... )
teint en bleu avec des sachets de KoolAid alimentaires,
et en fauve avec tout d'abord un bain de thé à chaud et un sur-bain d'un reste de pelures d'échalottes pour lui donner un peu de relief et l'assortir à l'alpaga teint il y a quelques temps .
Toujours du Phytolaque à froid et à chaud sur de la laine de Pays cardée et nappée maison :
Des teintures pour laine et soie Dupont, passées au pinceau sur une mèche de ce même mélange Mérinos et soie :
et enfin de l'angora pur jaune vif, teint dans un bain de feuilles de figuiers, à chaud pendant 1 h.
Je ne sais pas si j'arriverai à filer toute cette laine cet hiver, mais rien que de regarder les couleurs sur mes étagères, me réchauffe bien ! et me donne envie de faire des ouvrages ... donc tissage (sur un petit métier car le grand est coincé dans les travaux de mon atelier ...) et tricot sont au programme .
03 novembre 2009
Teintures psyché-délires
J'ai fait quelques teintures végétales et autres, pour voir la vie en couleurs malgré tous les soucis ... c'est ma thérapie psyché des lyres ...
En plus des pelures d'oignons habituelles pour obtenir des jaunes , j'ai conservé les pelures d'échalottes dont j'avais fait provision au printemps et j'en ai fait une décoction pour teindre quelques fibres .
Voici ce que ça donne en mordançant au vinaigre d'alcool :
Ensuite, des graines et feuilles de phytolaque du teinturier, que m'a procuré une amie Myrtille, m'ont donné de beaux roses dans un bain chauffé à frémissement, additionné de vinaigre 
et un autre bain où j'ai laissé tremper le Mérinos (... j'ai bien dit que j'ai laissé "tremper" le Mérinos hein!... ;-) sans aucun additif (ni vinaigre, ni amoniaque et encore moins d'urine puisque le Mérinos n'a fait qu'y tremper et non pas autre chose ...) pendant 5 jours et 5 nuits , lui, m'a donné un joli mauve nuancé :
il paraît que c'est souvent la surprise pour les couleurs avec cette plante - qui au passage, est classée dans les plantes envahissantes et toxiques ... donc j'ai manipulé avec des gants et très bien rincé mes toisons !... Prochainement je vais la tester sur de la ramie et du coton qui étant des fibres végétales vont certainement réagir différemment encore ...
Puis j'ai fait des teintures alimentaires (kool-aid , une poudre pour boisson utilisée aux USA ... que je me garde bien de boire !... ). Là, pas de souci, il suffit de diluer, de mettre la fibre et de cuire 2 fois 3 mn au micro-onde ... et en plus, ça sent très bon (arôme fruité artificiel bien sûr !...) que je vais peut-être baptiser :
teinture psyché-délice ou psyché des lisses (pour de prochains tissages ...) ou encore psyché des Lys si jamais j'en fais un bouquet parfumé de fleurs crochetées ou tricotées...
bon ce soir j'arrête la teinture !... ça me fait un drôle d'effet sur le neurone qui me reste ...
Pour terminer, j'ai fait quelques mèches en peinture pour soie et laine "Dupont" (de ma période peinture sur soie ... il me reste une quantité de flacons entamés que je dois absolument terminer avant qu'ils ne soient périmés et inutilisables) , toujours au micro-onde , afin d'avoir une palette la plus large possible pour mes prochains filages.
J'ai bien entendu profité de ce début d'automne pour récolter (des tas de) quelques feuilles et écorces que j'ai mis à tremper pour les faire macérer dans mon atelier transformé en antre de sorcière ! ... (avec les toiles d'araignées et tout, et tout... tant qu'à faire !...)
31 octobre 2009
Les fibres végétales
Les fibres végétales textiles.

Il y a quelques années j’ai acheté de la soie végétale en fibres (appelée aussi Sabra dans les pays du Maghreb où elle est beaucoup utilisée dans le tissage ) elle est très brillante et moins fragile que la soie issue du ver à soie. La section triangulaire de la fibre qui agit comme un prisme lui donne son brillant , et elle résiste au lavage à 30° sans se froisser
Mais je ne l’ai pas trouvée aussi agréable à utiliser en broderie main que je l’aurais cru : elle crisse un peu et j’ai horreur de ça !
Donc j’ai eu l’idée de mélanger les fils à de la laine, et ma foi, cela a fait un mélange très agréable à filer au rouet (et je m'en sers parfois de fil guide pour les laines ou autres fibres un peu courtes comme le coton …) et à travailler ensuite au tricot, crochet ou tissage.
Comme je suis une incorrigible curieuse, j’avais voulu connaître l’origine de cette soie ! et j’ai découvert dans mes recherches que de nombreuses plantes pouvaient être filées et tissées en donnant des fils plus ou moins solides, doux ou rêches, brillants ou mats, réguliers ou rustiques etc. …
Voici donc une liste non exhaustive des plantes dont j’ai découvert que l’on peut tirer des fils (ou de la ficelle pour les plus rêches) et des tissages et éventuellement du tricot ou du crochet :
Pour les vêtements et la décoration (et souvent aussi l'alimentation avec le jus ou les graines ...) :
Le coton (duvet des gousses mures)
Le lin (tiges)
Le chanvre (tiges)
La ramie (tiges)
L’aloe Vera (feuilles)
L’Asclépiade (herbe à perruche - (tiges et duvet des gousses mures)
L’ortie (tiges)
Le bambou (pulpe , en fait c’est une viscose …)
Le Kénaf (tiges -chanvre de Decan – hibiscus)
L’agave (tiges - le Phormium ou lin de Nelle Zélande)
Et plutôt pour les ouvrages de décoration :
Le kapok (duvet des gousses mures en garnissage de coussins ou autres )
Le rotin
Le raphia
Le Sisal
Le coco (fibres du fruit)
Le Yucca (feuilles)
L’abaca (chanvre de Manille – palmier textile)
La ronce (tiges)
L’osier (tiges)
L’Alfa (ou sparte -tiges )
La massette (feuilles et tiges)
Le roseau (tiges)
Le jonc (tiges)
Le jonc de mer (tiges)
tilleul, chêne, cèdre, bouleau , saule etc…(teille des écorces)
Liens :
http://primitiveways.com/yucca_processing.html
Sur You Tube, il y a plusieurs vidéos (en anglais la plupart du temps) qui montrent comment traiter et filer différentes de ces fibres (flax, hemp, nettle,
Pour plus de reneignements, bien sûr, en tapant chaque nom dans un moteur de recherches vous trouverez de nombreux renseignements concernant les différentes fibres et traitements pour les rendre filables … et les cultiver ...
Mais il ne suffit pas de ramasser les dites plantes ! il faut aussi les traiter par rouissage pour certaines, par cuisson pour d’autres, par simple cardage et égrenage pour d’autres ou encore trouver la recette pour extraire la pulpe de certaines et en faire du fil
Mais il est plus simple de trouver la fibre déjà préparée et éventuellement peignée pour la filer directement tant l’opération est complexe et difficile à mettre en œuvre au niveau familial si on n'est pas passionné par la question et un peu foldingotte comme je le suis ...
Ça vous tente ?… alors au boulot !…
30 octobre 2009
soie, alpaga et autres
J'ai un peu abandonné ce blog car j'ai été très stressée depuis quelques semaine par différents problèmes de santé dans ma famille (mes filles opérées toutes les deux à 2 semaines d'intervalle, puis mon mari encore hospitalisé après une grave hémorragie) bref, je n'avais pas vraiment la pêche pour écrire quoique ce soit ici ...
J'ai reçu de la soie d'araignées de Madagascar... par l'intermédiaire de Marie des Soies que je suis en train de filer à la Charkha :

Sinon, j'ai continué à filer et à teindre des fibres : laines diverses , angora, alpaga, ramie, mohair, glitz etc... 

j'ai fait d'autres échanges , un écheveau de 160g filé et envoyé à Cricri :

et celui de 110g reçu de Zouzou :

l'alpaga que j'ai acheté à une éleveuse m'a donné du fil à retordre ... car cette fibre est très poussièreuse et celui là contenait en plus beaucoup de paille et débris divers ! et comme la couleur beige n'était pas vraiment celle que je voulais, j'ai fini par le teindre en moutarde et il rend maintenant très bien, voici un écheveau au milieu d'autres en laines diverses :

J'ai aussi fait quelques témaris, mais ils feront l'objet d'un autre billet... quand j'aurai un peu de temps ...
Je profite des derniers beaux jour ensoleillés pour semer , planter et repiquer salades, choux, radis, fleurs, arbustes etc ... au jardin.
Mes 6 cotonniers commencent à me donner de belles fibres ... je vais pouvoir lancer ma production !... de mini Tshirts pour poupées mannequins ! ...
05 septembre 2009
plants de coton et filage
Dernières nouvelles de mes plants de coton :

malgré une semaine de chute des températures, ils continuent de faire des fruits et , pour ceux qui sont déjà bien formés, certains atteignent 5 cm de diamètre.
Je pense donc que je vais pouvoir récolter quelques fibres en octobre et novembre pour commencer à les filer sur ma charkha que voici , que voilà détaillée :

Dans la famille Charkha c'est une bigger Box - c'est à dire la plus grande des transportables sous forme de boite une fois repliée .
Il existe aussi les grandes charkhas verticales (avec une grande roue entrainée à la main qui fait toujours tourner un stylus ) dont se servent encore certaines fileuses indiennes dans les villages et de plus petites charkhas verticales, toujours fabriquées artisanalement avec, souvent, les moyens du bord ...

voici une belle vidéo sur un village de fileuses et tisserands en Inde
http://www.youtube.com/watch?v=Z5PJrzLdAbk
et plus contemporaine :
http://www.youtube.com/watch?v=Z9fnScqRYbs&feature=PlayList&p=811546575431D434&index=5
Je suis toujours en admiration face à ces femmes et d'autres dans le monde , qui se contentent d'outils primitifspour en tirer de si belles oeuvres .
D'autre part, comme j'ai pas mal de graines issues de ma branche , j'en ai échangé avec des membres de différents forums et j'en reçois de toutes les origines , l' an prochain je vais avoir toute une haie de cotonniers ! en espérant que le réchauffement sera un peu de la partie vers chez moi : cette année, il s'est fait attendre, on n'a pratiquement pas eu de vrai printemps ...
17 juillet 2009
Culture du coton
Cela peut sembler étrange de vouloir cultiver du coton dans nos contrées européennes !...
Mais , ayant trouvé une tige de coton chez un fleuriste pour Noël,

après usage en déco,

j'en ai récolté les fleurs, ou plutôt les fibres que j'ai égrénées à l'aide de ma machine à pâte avec une chute de Jeans' et comme il me semblait que les graines étaient en bon état ... j'en ai semé qq unes en mars, dans des pots à l'intérieur .
Elles ont très bien germé, si bien que j'en ai proposé à d'autres fileuses pour qu'elles fassent l'essai elles aussi... (bientôt je tente le chanvre ... mais chut !... )

aux premiers rayons du soleil j'ai sorti les pots, rentrés le soir, ressortis le matin etc... jusqu'à l'apparition de la cinquième feuille où je les ai rempotés dans de plus grands pots... et où il n'était plus question de faire toutes ces manoeuvres !

Une tentative d' attaque de pucerons plus tard (vite arrêtée avec mes purins de plantes maison)
Mes plants poussent de plus belle dans leurs bacs à arbustes, je les arrose régulièrement avec l'eau que je change dans mes aquariums et qui est bien chargée en nitrates et outes sortes d'engrais naturels ... et ils ont déjà des boutons floraux (les plants de cotons.. pas les aquariums !... faut suivre quand même !) :


Certes je n'aurai pas de quoi filer pour un teeshirt !... Mais j'espère avoir quelques fibres pour le plaisir de les filer sur ma charkha... et de dire "c'est moâ qui l'ai fait, du producteur au con-sommateur" !
Heu... là, ce n'est bien sûr pas moi !... vous aurez reconnu le Mahatma Gandhi en train de filer sur une charkha dont j'ai une copie fabriquée par des artisans indiens.












































